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Emmylou Harris est l'artiste, mon artiste de prédilection. L'artiste m'ayant apporté le plus en terme de Country Music, mais uniquement, car son ouverture d'esprit et les relations qu'elle a eues et a depuis le début de sa carrière en font une chanteuse, une musicienne, une compositrice, une « entertainer » de premier plan.

Elle est née en Alabama le 2 avril 1947 et par le fait que son père Walter est militaire, elle a une vie qui est rythmée par les déménagements... elle découvre par des rencontres, des amitiés ou de simples inclinaisons personnelles bien plus que la Country devient aujourd'hui une évidence à l'écoute de ses disques. Regardons rapidement au travers de sa discographie qu'il y a outre la Country, le Bluegrass, le Western Swing, mais aussi foultitude d'influences musicales : Folk, musique anglo-irlandaise, Pop, Cajun.... j'en passe tellement ceci est vaste et pas forcément marqué... même le rock électrique voir même un « chouia » psychédélique en font partis. Et même si certains ont les yeux qui roulent en tous sens en lisant ces quelques lignes. J'ai l'ensemble des albums d'Emmylou même « Gilding birds » son tout premier disque qu'elle a mis des années et des années à récupérer les droits !

 

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Nous parlons toujours de tel ou tel artiste qui nous a marqués. On en parlera aussi et ainsi pour Emmylou Harris dans le déroulement d'une story que sera certes linéaire, mais aussi avec quelques bifurcations. N'étant pas moi même né au USA ou au Canada, n'ayant pas eu dans ma famille d'amateur de musique (on en écoute, mais sans courant porteur)... le premier qui me fit découvrir ce courant musical, alors qu'à l'époque j'étais plus orienté vers les musiques électroniques version JM Jarre, Klaus Schulze et autres Vangelis, n'est autre que Jacques Martin lors d'une de ses émissions « Entrée des artistes ». C'est dans l'une d'elles, que j'écoute « Rose of Cimarron » par celle qui allait devenir mon fil rouge, le crossroad me permettant de partir vers de nouvelles sensations et sensibilités … Emmylou !

Loin de l'hémiplégie de l'amour d'une seule de ses branches, je préfère affirmer que la Country Music à l'instar de la Musique Classique n'est pas une, mais une foultitude de styles, de branches, d'influences et d'une richesse qui ne se dément pas avec les années, les décennies.

Un peu comme un saumon qui remonte rivières et affluents, c'est partiellement à cette chanteuse que je dois de m'avoir ouvert une porte sur un univers à la base mystérieux, mais qui depuis est devenu pour moi magique !

Emmylou Harris surnommée la « Cajun Queen » ou l'égérie de la Country nous, vous invite au dépaysement.

Elle est née à Brimingham … son père est porté disparu lors d'une mission en Corée et restera prisonnier pendant 10 mois. Des mois, d'angoisse pour elle et sa mère Eugénia ! Personne, en effet, ne saura pendant trois mois s'il était vivant ou mort. De retour, puis après un temps de base en base en Caroline du Nord, puis avoir était responsable et dispatcheur dans un service de police, il obtient un poste à l'état major de Quantico dans le sud de Washington DC.

Elle grandit ainsi entre la Caroline, mais aussi la Virginie... devient très vite indépendante, apprends très tôt la guitare et sa première guitare pour anecdote lui est prêtée par un cousin. Quelque temps après, son grand-père, voyant que le virus était bien pris, lui offre une KAY.

Elle commence dès l'âge de 17 ans une « carrière » de chanteuse dans les clubs et les "coffee house" entourant les collèges où elle sera aussi serveuse.

Elle étudie à Greenboro en Caroline du Nord. Elle évolue alors dans un univers principalement Folk étant très influencée par des artistes à la mode à cette époque comme Bob Dylan ou Joan Baez. D'ailleurs, à cette époque le milieu musical étudiant n'était pas spécialement Country... En 1965 elle écrit dans une de ses lettres «  Comment puis-je m'y prendre pour avoir de bonnes critique sur mon chant. Je ne m'intéresse pas à devenir professionnelle, mais j'apprécie simplement le fait de chanter... ». L'avenir nous montrera que le destin lui réservait bel et bien une carrière d'artiste. En 1966 , elle forme un duo avec Mike Williams qui lui travaille son jeu sur une guitare douze cordes. C'était peut-être une sorte de pied de nez à un duo de l'époque Ian & Silvia. C'est avec des chansons protestataires qu'Emmylou apprend le métier et la Folk music « Ballad Of Child » (une ballade Anglo-écossaise qui fut collectée par Francis James Child dans les Appalaches) … elle raconte « J'apprenais toute seule des chansons et si la chanson était trop compliquée par rapport à ce que je savais faire et bien je changeais la mélodie d'une façon ou d'une autre ! Au début, je n'ai pas eu beaucoup de vie sociale. Je n'ai pas été beaucoup entouré par mes petits camardes. Je passais beaucoup de temps toute seule et j'écoutais les programmes à la radio, C'est ainsi que j'appris une multitude de titres ! »

1968, Emmylou entre à l'université avec une demie bourse pour étudier l'art dramatique. Après une année et demie, elle quitte d'abord cette université pour rejoindre celle de Virginia Beach près de Norfolk. Le job de serveuse lui accordera même une petite prolongation, car pas de bons résultats aux examens donnent qu'elle perd sa bourse. Elle finit par abandonner ses études et part pour New York à la recherche d'une carrière ; elle jouera aussi dans des clubs de Greenwich Village (New York).

De sa jeunesse en vérité on ne sait pas forcement grand-chose de plus... elle a vite compris que le métier d'actrice n’était pas forcement pour elle, mais malgré cela nous sentons dans tous les textes écrits sur elle qu'elle avait foi en elle et surtout une grande maîtrise d'elle-même ! Elle dira même «  La musique était très normale pour moi que jouer la comédie ». Il est vrai qu'aujourd'hui cela semble évident, mais remis à l'époque et dans le contexte cela semble ma foi montrer la force de caractère. À New York, elle joue, chante certes, mais aussi sert dans les restaurants pour gagner sa vie. Elle chantera au Gerdes Folk City et traînera un temps avec Jerry Jeff Walker.

À cette époque, elle a une connaissance qui connaît quelqu'un chez A&M records. Il lui obtient un rendez-vous et à la suite duquel elle obtient de pouvoir réaliser une session démo, elle se rappelle à ce sujet : «  J'interprète 'Mr Bojangles', 'Get together', 'Hard Rain's Gonna Fall' et 'Louisiana Man'. Le type d'A&M était vautré sur des sofas en peaux de zèbres. Il a passé et repassé les bandes puis a fini par me dire 'faites les écouter à Claudine Longet... peut-être pourra-t-elle vous aider !'... je suis parti et j'ai marché, marché... dans la 57e rue, je les ai jetés dans une poubelle et au coin de la rue des musiciens là où il y avait 'Moon Dog' je me rappelle avoir dit un truc du genre 'Accrochez-vous, je me ferais moi-même ! Naturellement, quelques mois plus tard, je mourrais de faim !!! »

Elle épouse en 1969 Tom Slocum et en 1970 déménage pour Nashville au début de l'été afin d'enregistrer son premier disque l'année suivante « Gilding Bird » pour Jubilee (label qui fait faillite et est racheté par Roulette records). « Gilding Bird » ce disque ne sortira pratiquement pas dans les bacs du fait de la banqueroute du label et si cela ne suffisait pas, quelque temps après la naissance de sa fille Hallie. Pourtant ce disque restera pour toujours son petit chou chou ! Et même si les mathématiques soutiennent qu'elle aurait réalisé « Gilding Bird » dans un autre univers puisque l'album intitulé « Thirteen » n'aura pas dû s'appeler ainsi puisqu’en comptant « Gilding Bird » c'était le quatorzième ! Chercher l'erreur...

On notera que la chanson « Gilding Bird » fut écrite par son premier mari. Un certain Morris Levy, certainement un créancier de Jubilee, récupère le label et par là même les droits sur le premier disque d'Emmylou. Emmylou poursuivra Roulette records devant les tribunaux et après une longue, très longue procédure qu'elle n'abandonna jamais, elle obtient gain de cause en 1984 soit treize années après son enregistrement... il faut avoir la fois !

À Nashville elle est de nouveau serveuse et où ? Dans un restaurant polynésien ; elle sert de modèle pour les classes d'art chez Vanderbilt (il faut dire que jeune elle est à tomber par terre... non ?? Si!!!!). Elle se sépare de son compagnon juste avant noël et cela la décide de retourner à Washington DC. La vie continue avec ses hauts et ses bas, elle se produit dans les clubs avec une formation trio. C'est lors d'un de ses shows que des membres des Flying Buritto Brothers Wertz Kenny et Rick Roberts (dont Chris Hillman ayant succédé à Gram Parson et ex des Birds) la remarquent ! Chris Hillman pense d'abord que cela serait super qu'elle rejoigne son groupe, finalement il en parle à Gram Parson lors d'un rendez-vous qui était programmé depuis quelque temps à Baltimore, Gram Parson ayant traîné quelque temps avec les Rolling Stone a un projet avec la Warner Bros, mais il lui faudra une chanteuse. Ce que lui en dit Chris Hillman tombe tout bonnement au parfait moment. Et il n'hésite pas un seul instant !

Pourtant, il y a un petit souci, ils n'ont pas les coordonnées d'Emmylou (c'est une époque où il n'y a pas de téléphone portable, pas d'internet, pas de Facebook et autre twitter....). C'est au hasard d'un concert que Chris rencontre la baby-sitter d'Emmylou qui lui donne les infos importantes.

 

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L'aventure commence et se déroule sous les meilleurs hospices du moins aux débuts !!! Les diverses biographies (parfois très critiques) qui m'ont permis de réaliser cette story donne à cet instant le réel point de départ de la carrière d'Emmylou, Gram Parsons donne pour les mois et les années avenir un foyer musical et une orientation qu'Emmylou Harris ne reniera jamais, voir la revendiquera comme un superbe héritage.

Gram Parsons vit immédiatement en elle une chanteuse au charisme aussi fort que des Loretta Lynn ou Tammy Wynette ayant elles aussi commencé leurs carrières respectives avec Conway Twitty ou George Jones,

La première rencontre entre Emmylou et Gram a lieu en backstage au Clide's (un club où elle joue du lundi au vendredi). Après son show, ils partent pour la maison de Walter Egan qui a déjà écrit « Hearts On Fire » pour Gram et qui joue dans un groupe nommé Sageworth.

Ce fut dans la cuisine de ce dernier qu'Emmylou et Gram chantent ensemble pour la première fois.

Août 1972, Emmylou reçoit un billet d'avion pour rejoindre Gram en Californie et une proposition pour travailler avec lui sur l'album en préparation « G.P ». Elle part sans idées préconçues... fait les cœurs et lors des shows qui vont rythmer les semaines et les mois, elle arrive à avoir une ou deux chansons en solo. Au début, même si ce fut une superbe et magique école de la scène, elle est cantonnée au rôle de choriste et de faire-valoir même si sur scène elle n'est pas derrière, mais à côté !

À cette époque, leur public est largement constitué de « Cowboy Hippies »... elle dira « Gram a lapidé la substance de la country dans sa musique, mais il était tellement sérieux et appliqué. Il avait aussi cœur a donné à son entourage une réelle culture en terme de Country music ainsi qu'en ce qui concerne le Rock'n'roll. Il réalise ce mélange parce qu'il savait que les gens avaient besoin de sentiments. Mais, vous pourrez toujours entendre quelque chose de puissant même pendant les plus lentes de ses chansons ! ».

Gram fit découvrir à Emmylou des artistes comme George Jones, Merle Haggard ou encore les frères Louvin. Ces derniers devinrent, pour elle, des références, affirmant toujours un peu plus l'orientation de ses goûts. Elle dit encore « Il m'a fourni un moyen de comprendre, ou de me remémorer, certaines choses qui dormait en moi ! Dès vibrations, des sentiments qui étaient bel et bien en moi … »

Plus tard, à un ami, elle affirma même « Il a été mon coup de pied à l'âme ! ». Affirmant par là et certainement que d'avoir chanté avec Gram lui avait ouvert de nouveau horizon, de même, la musique de Gram s'en trouva passablement modifié … l'évolution, le partage ne fut pas unilatéral ! Pour s'en convaincre, il faut écouter les disques, les productions de Gram avant et après l'arrivée d'Emmylou. « GP » et « Grevious Angels » restent des références et des disques à avoir dans la discothèque (vinyl, CD ou maintenant numérique).

En 1973, malheureusement, l'histoire commune va s'arrêter brutalement, Gram est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel en Californie lors d'une tournée. La consommation d'alcool et de diverses drogues que l'on nomme d'ailleurs à l'époque « Grevious Angel Dust » en est la cause, Cela nous renvoie à tellement de cas d'artistes qui se sont brûlé les ailes de leurs talents, de leurs créativités à ces paradis artificiels... Hank Williams à Amy Winehouse, la liste serait trop longue !

C'est d'ailleurs l'album posthume qui sortira en 1974 « Grevious Angels ».

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La vie continue Emmylou décide de former son premier groupe après cette période dans les pas de Gram. Elle part avec son bassiste Tom Guidera pour le Connecticut où vit Barry Tashian (qui a travaillé avec Garm) et ensemble une nouvelle aventure commence.

Il y a un hic tout de même, car Barry n'est ok mais que pour jouer les week-ends. C'est l'un de ses amis John Starling du groupe « Seldom Scène » (créé par John Duffy) qui lui donne le plus sage des conseils : « Emmy venez vivre à Washington et formons un groupe ensemble ! Vous avez des amis, votre famille dans cette ville ; vous y êtes connue et vous aurez la possibilité de jouer dans une multitude de club. Vous pouvez aussi sortir des chemins battus et faire ce que vous voulez vraiment ! ».

Elle réfléchit quelque temps, mais très vite cela s'impose à elle comme une évidence. Elle craie pendant l'hiver 1973 son réel premier band « The Angel Band » et leur première date est au Red Fox de Wahsington. Le manager de Gram Parsons, Eddie Tickner fait venir Mary Martin directrice de la côte est de A&M (groupe Warner). Cette dernière amène avec elle le producteur Brian Ahern. Il ne perd pas le nord ou l'occasion, il fait réaliser des enregistrements sur bandes qui ramène à Toronto. Quelque temps après, il demande à Emmylou de faire le backing pour Bob Carpenter, Il parle aussi de plus en plus d'elle dans le milieu pour une carrière solo de premier plan. Après diverses piges à Toronto et Halifax (ce qui n'est pas chose très courage), elle travaille enfin sur son premier disque, c'est Brian Ahern qui le produit et attribue au projet la coquette somme (pour l'époque) de 80 000$... ce disque portera le nom de « Pieces of The Sky ».

« Ce fut une expérience très enrichissante pour moi et l'on peut dire que les musiciens m'ont vraiment aidé. Ils ont passé outre la mentalité des musiciens de studios, et plutôt que de faire des prises uniquement pour le salaire, ils se sont investis à fond ans le projet. Comme sur 'Boulder To Birmingham', James Burton a proposé une simple petite mélodie et ceci dès les premiers instants. C'est ce qui est beau dans la réalisation de ce disque. Les éléments que peuvent apporter chaque personne, musicien... et que les producteurs peuvent accepter ou exclure. Vous devez apprendre quoi conserver ou ce qui n'est pas bon et donc à oublier très vite. Ceci pour le bien du disque, mais aussi pour votre bien propre. Repérer l'or et laisser à d'autres ce qui brille ! ».

 

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Un des traits de caractère de la carrière d'Emmylou Harris a été son obstination dans la recherche d'un grande qualité plutôt que produire juste pour produire ! Au début, elle rechercha dans l'entourage d'Elvis et s'entoure de gens comme James Burton, D Hardin, Emory Gordy... son steel guitariste Hank DeVito est venue à elle par une autre future grande artiste Linda Ronstadt.  Rodney Crowell arrive aussi très vite dans son entourage et il dira « Elle m'a inspiré la vraie fidélité » je crois qu'avec les deux derniers disques en duo réalisés en 2014 et 2015 ceci devient bien des années après une évidence !

À Alanna Nash il dira aussi un peu plus tard : « Ce fut la chose la plus importante pour elle que la création de cette formation autour d'elle. Dans sa grande dignité, j'ai appris qu'elle voulait simplement avoir la fierté de son travail »

Robert Hilburn du Times de Los Angeles écrira en février 1975 : « C'est toujours un grand moment que d'êtres à l'endroit où naît une étoile. C'est le sentiment que j'ai eu lors de cette semaine où Emmylou Harris a fait sa première apparition et a chanté en public les titres de « Pièces of The Sky ».

Nous sommes, à l'époque, dans une période où la Country Music a les « cheveux longs » et où il y a de fortes incompréhensions, de forts antagonismes entre les différents courants... ne pensez-vous que c'est encore le cas aujourd'hui ?! Il y aura toujours des artistes qui jetteront des ponts ce sera un peu le cas du Nitty Gritty Dirt Band ui réalise le premier épisode des « Will Circle Be Unbroken » en réunissant une pléiade d'artistes alors qu'ils étaient pour leurs propres disques classés dans les charts Pop. Emmylou Harris est elle aussi entre les deux mondes (voir plus de mondes d'ailleurs) Pop, Flok, Country … mais finalement, elle ne rencontrera que peu d'obstacles et surmontera rapidement les préjugés.

En 1975, la Country est un peu au creux de la vague, et grâce à Brian Ahern qui fait un super job et parfois un peu le forcing, elle commence à être diffusée correctement sur les stations de radios (seul média à l'époque transportant et diffusant la musique hors des concerts). Son premier singel « Too Far Gone » est correctement promotionné, mais c'est « If I Could Only Win Your Love » qui obtint le meilleur classement dans son jeune début de carrière en atteignant la 4ème place des charts Country. On notera que les titres qui marquent cette année 1975 sont :

  • « Convoy » de C.W. Mccall en mode routier pour sûr, car elle fut utilisé pour la BO du film au même titre avec Kris Kristofferson et Ali MacGraw qui sortira en salle en 1978 

  • « Rhintstone Cowboy » de Larry Weiss, mais remis en lumière dans cette année 1975 par Glen Campbell sur un 45T (une orchestration qui la rapproche du style qui a le vent en poupe à l'époque celle des crooners comme Johnny Mathis) ou sur la face B il y a « Lovelight » qui est bien, bien plus Country et mérite d'être rappelé.

Le succès de « If I Could Only Win Your Love .

 

 

avec un certain Vince Gill à la mandoline et au backing pour une reprise d'une chanson des frères Louvin sortie en 1959 ne surpris pas outre mesure Emmylou qui pourtant la reprend d'une manière certes revisitée avec un rythme plus rapide, mais tellement Country et somme tout très fidèle à l'original : «  Il y avait quelque chose à son sujet qui semblait briller. Nous jouions ce titre pour des personnes pour qui il était tout simplement destiné. Brian a vraiment fait confiance à son instinct et il avait tellement aimé. Ce titre a fait parti du premier disque a faire un certain bruit dans le milieu, cette plage numéro 3 de « Pieces of The Sky » orchestrait une forme de reconnaissance pour la qualité des compositions et interprétations des Louvin Brothers. Certes trop tardive, car Ira Louvin était décédé, mais leurs chansons furent reprogrammées sur les radios.

Sur l'album suivant fin 1975 – début 1976 « Elite Hotel », elle enregistre « Satan's Jeweld Crown » (plage 11) qui faisait mal et apportait tout ce qu'il fallait dire ou savoir sur l'âme torturée d'Ira Louvin.

 

 

Ce disque qu'elle appelle elle même « une simple collection de chansons », elle obtient son premier N°1 avec une chanson de Buck Owens « Together Again .

 

 

Ce qui est étrange cette chanson d'amour au texte sommes tout optimistes c'est la mélancolie et le tempo, l'atmosphère de tristesse infinie qui peut suggérer un peu comme une supplique envoyée à un être cher trop loin et peut-être un peu perdue déjà !!!

Sur le même disque une chanson douce « Here, There And Everywhere » que l'on écoute avec le petit solo guitare réalisé par Amos Garrett rentrera et comme une étoile filante ressortira aussi vite des charts Pop. Le second N°1 sera « Sweet Dreams » qui sera un des premiers enregistrements live sur l'un de ses disques avec le backing de Rodney Crowell. Ce titre est enregistré au Roxy de Los Angeles et est elle aussi une reprise très fidèle d'un titre précédemment enregistré en 1960 par Don Gibson.

 

 

Certains disent qu' « Elite Hotel » est son réel premier disque Country. Pour ma part, je pense qu'Emmylou mélangera toujours les genres, les styles, les influences ceux qui en feront une artiste remarquable et particulière.

Ce qui est amusant c'est qu' « Elite Hotel » fut enregistré, mixé et mastérisé en une après-midi. On dit souvent que le travail vite fait voir bâclé n'a que peu de valeur et bien il vous suffira d'écouter celui-ci pour certainement changer d'avis, car, même s'il s'agit d'une superbe collection de chansons, il est riche en nuances et détails musicaux.

Ne perdons pas de vue qu'Emmylou Harris même classée comme chanteuse Country a toujours dépassé les frontières d'un monde pouvant paraître clos.

La Warner Bros était un peu, même beaucoup, sceptique et aurait préféré qu'elle ressemble plus à une Linda Ronstadt mais grâce à son travail et à celui de Brian Ahern, elle dépassa tout ceci et commença à engranger les résultats.

« Piéces Of The Sky » et « Elite Hotel » furent tous deux disques d'or respectivement en 1986 (reconnaissance un peu tardive) et 1978 soit deux ans après sa sortie. Cela peut vous paraître lent mes rappelons qu'à l'époque les modes de communication, de promotion ne sont pas développés et divers qu'aujourd'hui... il faut le temps au temps !

Emmylou Harris enregistrait, réalisait ses disques pour le contenu et non en recherchant la rentabilité par tous les moyens. Je suis sûr qu'elle n'est jamais rentrée dans un moule, ni n'a jamais été formatée par personne !

Elle dira «  Vous ne pouvez vous faire, vous construire seule (ndlr : Bien qu'elle l'ait affirmé plus jeune dans un moment de colère). Ce n'est que lorsque vous avez de par le monde suffisamment de personnes intéressées pour votre travail, par vos choix qu'enfin une vision plus précise de ce qui vous pousse à construire, à créer, à chanter ! »

 

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Un album un peu moins Country et un peu plus rock « Luxury Liner » est fortement inspiré par le travail et toute la période de sa collaboration avec Gram Parson. D'ailleurs, il s'ouvre par la plage éponyme qui n'est autre qu'une composition de Gram et une seconde « She » de Gram avec Chris Ethridge.

Emmylou ne fait encore principalement à cette époque que des choix et construit son univers en se raccrochant à des phares, des points de repère très solides comme la chanson « When I Stop Dreamin » des Louvin Brothers qu'elle chante avec Nicolette Larson, « Hello Stranger » d'AP Carter, « Pancho And Lefty » de Townes van Zandt... Ce nouveau disque se terminant avec une co-composition avec Rodney Crowell « Tulsa Queen ».

 

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En 1977, alors que l'album est en fin bouclé, elle épouse Brian Ahern lors d'un blizzard à Halifax en nouvelle Ecosse au Canada. De retour à Los Angeles, elle confie lors d'une interview à un magazine « J'ai plus de trente ans et c'est seulement maintenant que j'ai ma première réelle maison. » Elle y restera 6 années et aura le bonheur d'avoir un nouvel enfant prénommé Hallie.

Dans son groupe de cette période « Hot Band », il y a bien sûr Rodney Crowell qui dépassant le rôle de simple musicien devient un compositeur de talent et livrera certaines des plus belles plages de l'univers d'Emmylou, de la Country Music puis de sa propre carrière. Toujours sur « Luxury Liner » écouter cette chanson qui me berce toujours à chaque nouvelle écoute « You're Supposed To Be Feeling Good ». Il compose ou coécrit deux des plages de « Luxury Liner », mais aussi sur le suivant «  Quater Moon In A Century Town » comme dans le précédent « Elite Hotel » et un sur « Pieces Of The Sky ».

Sur « When I Stop Dreaming » l'une des premières collaborations avec Dolly Parton.

«  Quater Moon In A Century Town » nous retrouvons la base à savoir Emmylou, Brian, Rodney ou encore Hank DeVito mais toujours ou encore : Nicolette Larson, Albert Lee, Willie Nelson ou encore Ricky Skaggs. Parmi les compositions on note deux titres « Daddy » de Dolly Parton et « Two More Bottles Of Wine » de D McClinton qui deviendront des références dans les titres écoutés, réécoutés de par les décennies suivantes du répertoire d'Emmylou.

L'album « Blue Kentucky Girl » est toujours dans la même veine, mais si elle désirait vouloir dire, affirmer que l'on arrête de la cataloguer comme une chanteuse Pop. Nous retrouvons la même bande et une nouvelle venue Linda Rontadt (cela annonce quelque chose). Des disques toujours aussi bien construits qui s'implantent durablement dans ce que fit de meilleur l'industrie du disque dans les années 70 en terme de Country / Country Pop.

Il y a la reprise du titre de Loretta Lynn qui donnera son nom à l'album et qui posa de gros soucis pendant toute la phase de composition des choses, des enregistrements et de validation finale de ce disque. En effet, la Warner n'était pas chaude voir était nerveuse sur le fait qu'Emmylou reprenne ce titre. Il faut dire qu'Emmylou se l'est réapproprié en la transformant d'une Cowboy Song avec ce petit rythme imprimé dans la version originale de Loretta et aussi dans le changement de timbre vocal entre les deux artistes. Exit le banjo et bienvenue à la pedal steel, violon et mandoline avec en plus des chœurs qui rende le titre à la fois parfaitement reconnaissable, mais aussi complètement différent et unique. Les deux sont tout bonnement parfaits... mais à l'époque s'attaquer à Loretta (et à d'autres) n'était pas forcément bien vu !

Par contre ce fut « Beneath Still Waters » qui offrit sont premier N°1 de la décade des 80's à Emmylou et le succès général de « Blue Kentucky Girl », comme elle l'avoue, est aussi sur une nouveauté celle de la présence sur pratiquement toutes les chansons du backing vocal des White (Cheryl et Sharon).

Nouveau tournant, Rodney Crowell quitte le Hot Band pour réaliser une carrière solo, être produit par la Warner et Brian... c'est un petit nouveau qui reprend le flambeau à savoir Ricky Skaggs (qu'elle connaît depuis l'époque de Washington DC). Il est au même moment avec les Country Gentlemen, mais ils ont déjà travaillé ensemble sur « Pièces Of The Sky » et elle l'apprécie pour ses qualités de musiciens multiinstrumentalistes. Elle écrira en note sur son second disque solo « Sweet Temptation » 1979 : « Mon amitié pour Ricky Skaggs et ma perception de ses talents très particuliers remonte à bien des années à Washington DC. Je l'ai finalement pris pour manager mon groupe et aujourd'hui avec ses chansons et son style, il continue à m'inspirer. Je tiens à le remercier pour avoir laissé le Boss être une sur ce disque. C'est une chose unique ! »

En 1980, paraît « Rose In The Snow » qui est un compromis entre Country et Bluegrass même si sur les disques précédents des instruments signalés déjà le virage annoncé. Mais dès le premier titre nous sommes bien dans le Bluegrass et de nouveaux musiciens viennent donner et aider dans la forme : le jeune Jerry Douglas (24 ans), mais aussi et surtout Tony Rice et une multitude d'artistes qui forment notre univers musical (Willie Nelson, Dolly Parton, Linda Ronstadt et Johnny Cash).

Mettre le Bluegrass en avant est une réelle gageure à l'arrêt des années 80... non que cela soit mal vu, mais la Bluegrass music est, dirons-nous, confinée sur des labels médiums et mineurs. Et les circuits des concerts ne sont pas ceux usités par les artistes à succès ! Cela n'a pas l'air de beaucoup l'affoler …

C'est aussi dans cette même année qu'elle réalise son premier disque de Noël « Light Of The Stable ». Elle produira le premier disque solo de Delia Bell en 1983 pour la Warner lui offrant ainsi l'occasion d'être distribué largement chez les disquaires. Il y aura même deux versions de ce disque en pressage US et Canadien. Cela sera aussi le seul disque solo, elle poursuivra ensuite une carrière ace Bill Grant.

Le parcours de « Roses In The Snow » a été magnifique et manque de peu la récompense d'album de l'année face à « Coal Miner's Daugther » la bande originale du film et produit par MCA avec trois de ses artistes Beverly D'Angelo, Levon Helm et Sissy Spacek. Les autres nominés outre Emmylou furent cette année-là Moe Bandy, Joe Stampley, Kenny Rogers et Charley Pride. Emmylou Harris remporte le titre d'artiste féminin de l'année devant Crystal Gayle, Loretta Lynn, Anne Murray et Barbara Mandrell. Titre qui lui avait échappé les quatre années précédentes.

En 1980 Paul Kennerley compose l'ensemble des plages d'un conte musical « The legend Of Jesse James » où de grands artistes chantent pour tel ou tel personnage de cette saga tragique :

 

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  • Johnny Cash – Frank James

  • Rosanne Cash – Ma Samuel

  • Donivan Cowart – Robert Ford

  • Martin Cowart – Charley Ford

  • Rodney Crowell – The Officier

  • Charlie Daniels – Cole Younger

  • Emmylou Harris – Zerelda James

  • Levon Helms – Jesse James

  • Paul Kennerley – James Timberlake

  • Albert Lee – Jim Younger

  • Jody Payne – Doc Samuel

et pour la petite histoire une chanson « Born to Run » composée initialement pour ce disque sortira finalement des plages pourtant au nombre de 16 sera reprise quelques temps après sur le disque d'Emmylou « Cimarron »,

Janvier 1981 sort « Evangeline » et l'on retourne à un registre plus éclectique, plus Country Pop comme le premier morceau « I Don't Have To Crawl » une composition de Rodney.

Toujours un titre de Gram, qui l'aura marqué au fer rouge, et qui prend place à la 6e plage « Hot Burrito #2 » et aussi deux titres avec le backing appuyé de ses amies Dolly Parton et Linda Ronstadt « Evangeline » et « Mr Sandman »... pour ma part, j'ai un gros faible pour « Oh, Atlanta » et un titre qui la sort de son jus « Bad Moon Rising » un titre de John Fogerty mais surtout pour « Ashes By Now » qui, dernière plage, marque à mon sens la nouvelle Emmylou qui allait être présente sur toutes les années de la décennie des 80's.

 

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Novembre 1981 paraît « Cimarron » - c'est peu après que je la découvre lors d'une émission de Jacques Martin 'Entrée des Artistes » sur antenne 2 et c'est la « claque » je tombe sous le charme et bascule dans cet univers américain qui m'était jusque-là inconnu. De la vraie Country d'entrée et qui forme ou déforme... « Rose of Cimarron » est un pur chef-d'oeuvre comme beaucoup de titres de ce disque. On y découvre (avec du recule aujourd'hui) de jeunes compositeurs comme Paul Kennerley « Born To Run » ou Chip Taylor « Son Of A Rotten Gambler ». Elle ose inclure « The Price You Pay » une composition d'un certain Bruce Springsteen, qui a commencé sa propre carrière un peu en même temps qu'Emmylou. Que dire aussi de « If I Need You » en duo avec Don Williams sur un titre de Townes Van Zandt... magnifique !

1982, premier disque en Live « Last Date » bien fait, mais sans plus.

De 1982 à 1987, trois albums passeront plus dans l'ombre « White Shoes » ; « The Ballad of Sally Rose » et « Thirteen » et pourtant lorsqu'ayant fait le tour des albums dits classiques je suis arrivé sur ceux-ci (avec beaucoup de mal à trouver « Thirteen »), je me suis aperçu qu'il y avait des pépites et tout ce qui allait donner naissance au courant des New Traditionalistes et de jeunes compositeurs – interprètes : T-Bone Burnette, Billy Swan, Paul Kennerley et toujours Rodney Crowell mais aussi plus surprenant Donna Summer. Il y eut aussi et pour la première fois avec « The Ballade Of Sally Rose » la volonté d'Emmylou de composer, de coécrire avec Paul Kennerley 11 des 13 plages ne laissant place qu'à deux reprise ou appropriation de AP Carter et un medley.

  • « white Shoes » : Drivin' Wheel, In My Dream, It's Only Rock and Roll et Diamonds Are A Girl's Best Friend

  • « Ballad Of Sally Rose » : Rhythm Guitar, Bad News, Timberline, Long Tall Sally Rose et The Sweetheart of Rodéo

  • « Thirteen » : Mystery Train, Sweetheart Of The Pines, Lacassine Special ou I had My Heart Set On You.

    sont les titres à mettre en lumière.

Arrive l'année 1987, et deux disques qui vont transformer l'essai et asseoir définitivement cette chanteuse : « Angel Band » et une collaboration « Trio » avec Dolly Parton et Linda Ronstadt. « Angel Band » est partiellement constitué de traditionnels arrangés par Emmylou Harris. Elle se plonge de plus en plus dans la culture musicale de son pays et de la Country. Le Band autour d'elle se ressert aussi et ne compte que quelques musiciens Vince Gill, Mike Auldridge, Jerry Douglas, Carl Jackson ou encore Mark O'Connor. Des noms qui pour les amateurs de Country & Bluegrass et qui lissent les pochettes des disques sont tous des travailleurs, des musiciens acharnés et des artistes à part entière. Nous nous trouvons dans un univers plus feutré et fortement Bluegrass même si avec Emmylou les frontières sont loin, très loin d'être marqué.

Que dire de « Trio » où trois grandes chanteuses, artistes unissent leurs talents : Emmylou Harris, Dolly Parton et Linda Ronstadt... une chose, si vous ne l'avez et bien chercher le !!! et écouter !!! rien d'autre n'est utile.

Au milieu des années 80, il y a la démarche d'un certain Robbie Robertson qui souhaite trouver pour chaque courant des musiques américaines une figure emblématique. Il choisira pour d'autres courants des artistes comme Neil Diamond, Ronnie Hwkins ou Muddy Waters mais pour la Country un seul choix était digne à ses yeux : Emmylou Harris.

Il nous reste à clore les années 80, avec l'album « Bluebird » qui a une pochette plus moderne moins country, mais quelle qualité des chansons s’y trouvant. C'est globalement la même équipe qui compose Emmylou, Rodney ou Paul quelques additions comme d'habitude comme « I Still Miss Someone » de Johnny et Roy Cash. Avec parfois un point d'orchestration encore plus travaillée comme sur « You've Been On My Mind ». Mon petit chouchou sur ce disque ira sans l'ombre d'un doute « Heartbreak Hill » dans l'univers qui lui va si bien !

Au début des années 90, Emmylou à 43 ans et elle va moins faire d'albums studio seulement trois : « Brand new Dance » 1990 qui sera aussi le dernier pour la Warner Bros, « Cowgirl's Prayer » 1993 et « Wrecking Ball » 1995 pour Electra. 1998, « SpyBoy » qui nous change et est très électrique certainement par l'apport de Buddy Miller et d'un duo afro bassiste Daryl Johnson / percussion Brady Blade. Enfin, « Trio II » et  « Western Wall » en 1999 qui sont des collaborations pour le premier avec Dolly Parton et Linda Ronstadt et seulement Linda pour le second.

Il y a un album dans les années 90, qui va en marqué plus d'un c'est un Live « At The Ryman » enregistré le 10 janvier 1992 et qui avec The Nash Ramblers (Sam Bush, Roy Huskey, Larry Atamanuik, Al Perkins et John Randall Stewart) où la vidéo nous montre une Emmylou redevenue fan avec l'apparition de Bill Monreo.

Elle passe au bataclan en 2001 avec SpyBoy... par contre, ce n'est pas le meilleur concert que j'ai vu d'elle. Heureusement, car cela fut crescendo puisque la seconde fois à Bruxelles en version plus Bluegrass 2008. J'ai raté le Live à Bercy avec Mark Knopfler en 2013. Mais pas celui et encore une autre fois au bataclan 2014 avec un duo de 3h (oui, 3h de concert) avec Rodney Crowell suite à leur premier disque duo « Old Yellow Moon ».

 

EMMYLOU2007

 

De 2000 à aujourd'hui, Emmylou Harris a produit quelques disques studio « Red Dirt Girl » 2000, « Stumble into Grace » 2003, « All I Intended To Be » 2008 et « Hard Bragain » 2011. C'est aussi le départ pour un label européen Nonesuch qui à la base était constitué pour produire de la musique classique ou jazz européen. Mais comme Elktra c'est une sous-division de la Warner.

L'album « Red Dirt Girl » pour moi ne change pas des productions « Wrecking Ball » et « SpyBoy », mais on notera qu'il s'agit à une exception près (plage 9 de patty Griffin) d'un disque à 100% de la main d'Emmylou où les percussions et un son plus saturé sont omniprésents.

J'avoue avoir un peu plus de mal, mais c'est l'approche artistique et chaque personne vie, compose, évolue selon son chemin de vie. Sur « Stumble Into Grace » le côté léger de « Little Bird » avec un petit côté sud-américain qui rend adorable cette chanson. Électrique et percussions, « Time In Babylon » entraîné Emmylou vers des sonorités plus profondes puis vers des riffs acidulés. Ou encore un très caraïbe « Jupiter Rising ».

On parlera pour terminer ce parcours avec Emmylou Harris d'une des caractéristiques indélébiles, celle qui est la participation à des duos, trio, et plus, plus... des albums d'autres artistes, du backing vocal, des albums conceptuels... elle est musique et vit musique.

Dernière collaboration en date, le deuxième album commun avec Rodney Crowell « The Traveling Kind ».

 

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Un « The Traveling Kind Tours » a eu lieu et se terminera en octobre, mais la partie européenne si elle compta Espagne, Angleterre, Irlande, Norvège, Suède et Belgique ne comptèrent malheureusement aucune date en France... dommage que cela soit si rare. Il y eu en 1977 à l'Olympia, en 1978 au théâtre Mogador, 1980 à hippodrome de Patin, 1984 au festival de Bretagne.

To be Continued....

 

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BILLET

 

D'un point de vue purement personnel, j'ai eu le plaisir de la voir 3 fois (2 à Paris à chaque fois au Bataclan et une fois à Bruxelles au BoZar) et dans trois styles très divers. La première fois avec les SpyBoys puis avec un groupe plus traditionnel et Bluegrass ; enfin avec Rodney Crowell.

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 'Crédit photographique (ci-dessus) et mes remerciement à Héléne TB assise à côté de moi au troisième rang face scéne ... mon appareil m'ayant laché dès la première photo.)

Sa discographie... résumé ou presque en une photo.

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