Par Pascal P

 

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C’est avec grand plaisir que je vous propose l’interview de Liane Edwards … que j’ai rencontré et découvert il y a bien, bien longtemps de cela, mais dont ma mémoire m’avait fait oublier où et quand !!! Je croyais que c’était à Craponne et une conversation avec Liane m’a indiqué que je me trompai… nous avons fait cette interview en janvier 2017 et un nouveau mystère allait se produire, car les rushs (sons, vidéos, photos) tout cela disparu et impossible d’y remettre la main dessus. J’étais quelque peu déçu pour moi, mais surtout pour Liane qui m’avait consacré de son temps lors d’une de ses prestations dans une petite ville d’Ardèche Chomerac.

 

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Il y a peu de cela, je triai des photos argentiques quant aux surprises, elles me firent me rappeler où et quand j’avais fait sa connaissance… je me disais alors que cela était vraiment dommage d’avoir perdu les rushs de cette interview de 2017 et bien le mystère aime les coïncidences, car la même journée je retrouvai une clé usb et dessus … bingo … les rushs ! nous dirons soit que je suis un peu désordonné soit (ce que je préfère comme explication) que mes amis les Leprechauns m’avaient encore joués un de leurs tours favoris ! Vous savez lorsque vous posez quelque chose à un endroit ; que vous êtes sûr de l’avoir mis là et qu’il disparaît pour réapparaître dans un autre endroit dans un délai très variable vous faisant dire parfois « mais je perds la tête ! » … arrêtez de rire, car je sais que cela vous est déjà arrivé et vous ne me direz pas le contraire.

 

Souvenirs.. souvenirs Big Sky Music Festival de Crans Montana 1999 de l'ami Christian Hagger.

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Aussi c’est avec une belle envie que je me suis attelé à la retranscription qui pour fidèle n’en a pas été pour le moins remis en forme pour une version écrite afin de la rendre agréable.

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Suite à cette interview, je vous présenterai la chronique du dernier disque de Liane, mais pas uniquement, car mes quelques photos remontant jusqu’à cette première rencontre viendront embellir le texte. Nous remonterons aussi au travers de ma sélection de quelques titres dans ses productions passées.

Merci à Liane de m’avoir accordé de son temps, mais aussi à elle et Jean-Pierre pour leur gentillesse et leur amitié.

Vous êtes prêt alors c’est parti…

 

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Country Gift (CG) : une petite présentation

Liane : Je native de Caroline du Nord… d’une petite Ville Endeton puis j’ai fait mes études à Appalachian State University. Ensuite je voulais venir en France comme fille au pair. Mais à l’époque il n’y avait pas tout ce qu’il y a aujourd’hui et après plusieurs courriers restés sans succès, je suis venu en Europe avec mon sac à dos avec une amie. Nous avons parcouru treize pays et c’est à Budapest que j’ai rencontré une famille ardéchoise pour laquelle j’ai fini par devenir leur fille au pair. Donc voilà mon parcours jusqu’ici ! Sinon pour ma famille j’ai, outre mes parents, un frère et une sœur qui sont tous toujours en Caroline du Nord. J’habite en Ardèche depuis plus de vingt ans et la musique depuis tout aussi longtemps.

CG : Tu deviens musicien comment ? En Caroline, en France… ? Des expériences ?

Liane : Je faisais des scènes déjà très jeunes. Je faisais dès l’âge de 7 ans des duos avec une amie principalement dans les églises baptistes de notre région où l’on était, toutes les deux, invitées pour se produire. J’ai ensuite pris des cours de piano grâce, ou à cause, de ma mère… je ne voulais pas, mais finalement elle avait raison !

J’ai une anecdote, lorsque j’avais 16 ans, j’ai vu une annonce pour un groupe de Country Rock (Mainstreet) qui cherchait une chanteuse. Je dis à mes parents : « je veux y aller ! ». Mon père m’a accompagné, car ce n’était que des hommes de la quarantaine. J’ai fait l’audition, même si mon père n’était super emballé, chantant quelques titres dont une chanson de Cristal Gayle. Cela a bien plu et j’ai été retenu pour ce groupe… mon père n’étant toujours pas très chaud, j’ai tout de même fait un concert où j’ai fait six chansons avec le groupe. A la suite, mon père m’a dit : « tu as une belle voix, mais je ne t’accompagnerai pas dans des bars ! aussi tu attendras d’avoir tes 21 ans.» (ndr : majorité aux USA à cette époque et toujours d’ailleurs.).

Ensuite, j’ai fait à l’université quelques duos, mais vraiment rien de sérieux. Puis, arrivé en France, et après quelques expériences sans lendemain, dont un projet de Pop j’ai monté un groupe "Liane et sa jungle". Puis au bout d’environ quatre années, nous avons changé de nom pour Liane Edwards afin de nous produire principalement dans le milieu Country.

« Liane et sa jungle » c’était quatre amateurs et nous faisions à l’époque de tout pas uniquement du rock ou de la country en fait tout ce dont nous avions envie. Et puis « Liane et sa jungle » c’était marrant, mais cela n’avait pas vraiment de sens. Il y avait des chansons de Brooks&Dunn, d’Emmylou Harris, du Rock sudiste, des morceaux des Rolling Stones etc. etc… puis cela a commencé à se resserrer pour devenir tout simplement plus Country Rock. C’est aussi après ce temps, et toutes ces reprises, que l’on a aussi commencé à composer lors du passage de « Liane et sa jungle » vers « Liane Edwards ».

CG : Pour te connaître encore plus précisément, quels sont tes artistes favoris ?

Liane : Avec Jean-Pierre (son époux et bassiste) nous sommes d’accord sur Emmylou Harris. En fait , après l’université et mon parcours personnel pour arriver en France, je n’étais pas spécialement Country Music mais plus rock & folk, un jour Jean-Pierre me montre une cassette et me dit : « tu connais Emmylou Harris ? » … je réponds : « Oui, mais pas plus que cela !!! » … il met la cassette et je m’aperçois que je connaissais toutes les chansons. J’étais aussi à une période de ma vie ou les États-Unis me manquaient. Et en fait jouer de la Country m’aura permis de me rattacher très facilement à mes racines. Et depuis nous n’avons jamais arrêté, car il faut aussi dire que je n’ai pas une voix pour le rock pur et dur, ni pour le Blues , j’ai en fait une voix plus pour la Country music ou le folk.

 

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CG : Sinon, à part Emmylou ?

Liane : J’ai toujours adoré les Dixie Chicks,…, Montgomery Gentry qui fait vraiment partie de mes préférés, … , Toby Keith, Keith Urban mais pour ces derniers c’est plus de loin en loin. C’est réellement Montgomery Gentry pour lesquels je vais de suite acheter les disques… j’aime bien aussi dans la nouvelle vague Miranda Lambert.

CG : Plutôt Country, New Country mais si je te dis Bluegrass ; ou Newgrass avec des groupes comme The Grascals, Yonder Montain String Band ?

Liane : Le dernier que tu as cité je ne le connais pas par contre le Bluegrass pur et dur… là, oui !! J’adore. Cela me ramène à chez moi, avec un Bluegrass avec les voix hautes perchées comme Del McCoury ou aussi avec un groupe un peu ancien comme Newgrass Revival. Mais, j’avoue ne pas suivre ce qui se fait actuellement dans le renouveau de ce style.

CG : Comment se fait la transition entre un groupe amateur et la volonté en faire son métier ?

Liane : Cela s’est, finalement, plus rapidement que je l’avais prévu même si au tout départ, je n’avais rien prévu ! Mais les Ardéchois ont tout de suite adhéré à notre premier groupe et à son dynamisme. Nous passions beaucoup à l’époque dans les cafés-concerts. Comme il y avait une demande du public et que cela marchait bien pour nous alors cela a été plus rapide et plus évident pour nous. Comme sur la vague, nous avons surfé. On a débuté en 1993 et nous étions tous intermittents du spectacle en 1995.

 

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CG : Plus de 20 ans de scène, comment qualifierais-tu le monde de la Country Music en France ou limitrophe ?

Liane : Lorsque l’on a commencé à faire partie de ce milieu où il y avait déjà beaucoup de monde, mais sans les moyens de communication d’aujourd’hui comme Facebook, MySpace, etc… sans internet où ce n’était vraiment que les débuts. Les albums se vendaient vraiment bien … les notre aussi nous n’avions pas à nous plaindre ! Maintenant concernant le public, et vu de ma perspective, on pourrait dire qu’il était un peu bloqué sur des artistes comme Johnny Cash ou Patsy Cline. Je parle dans les années 1995, 96.. 97. Nous étions déjà dans la génération Garth Brooks comme certains amateurs plus avertis. C’est aussi un peu à cette époque et du fait de ce décalage que nous nous sommes un peu raté quelque part, car les gens, qui venaient nous voir, disaient souvent ce n’est pas de la Country Music. Il me fallait souvent expliquer que la Country Music avait évolué et que nos chansons reflétées cette évolution. Il n’y avait pas internet comme aujourd’hui avec la facilité de trouver l’information. Aujourd’hui, tu peux plus bluffer personne… tu refais un titre sorti y a une semaine et tu as déjà des personnes dans la salle qui le connaissent !!! On se sentait un peu en dehors de la Country Music en France même si les gens aimaient bien ce que l’on faisait. Ils étaient souvent surpris par le côté plus rock de ce que nous faisions. La musique Country a évolué dans plein de direction… c’est aussi cela sa force ! Après il y eut l’arrivée du Line Dance avec dans un premier tant de vrais passionnés qui recherchaient l’information et la diversité puis cela s’est un peu perdus en route… aujourd’hui c’est plus le plaisir de danser et de faire des spectacles sans pour cela être de vrais amateurs de cette musique et en connaître les divers influences, courants, etc. Je n’ai rien contre cela, c’est juste et principalement un constat.

CG : Tu trouves que cela est un souci aujourd’hui ?

Liane : Oui et non ! Qu’il y ait des lieux pour danser et des playlists pour cela c’est super ! Que les organisateurs de festival fassent pour cette population, je n’y vois aucun souci sauf qu’ils oublient aussi les autres amateurs de musique qui veulent entendre des artistes originaux et qui composent, font de la musique avec l’intention de partager des musiques et des textes qui ne sont pas forcément dédiée à la danse. Ça oui… c’est dommage !

 

CG : Revenons à vous… partie reprises, partie créations … comment ce fait cet équilibrage ?

Liane : Nous avons depuis bien des années un répertoire à 80% compositions et 20% reprises, les reprises sont avant tout des points de repère on y met du Credence, du JJ Cale, Eagles, … on parsème nos prestations en fonction du public aussi afin de le garder avec nous grâce à des chansons connues même parfois des titres en français selon les cas, les occasions. Ce qui est sûr c’est que nous ne sommes pas un groupe à la carte, c’est avant tout nos compositions avec quelques chansons en reprise qui nous font plaisir et qui font, par la même, plaisir au plus grand nombre. Il est aussi clair qu’entre une prestation pour des vœux de maire ou une prestation pour un festival nous ne serons pas sur tout à fait le même registre. Lors d’un festival, cela sera notre dernier disque avec quelques reprises de nos morceaux emblématiques permettant aussi à ceux qui nous suivent d’avoir des chansons qu’ils aiment et qu’ils nous redemandent !

CG : vous avez aussi deux formations ?

Liane : Oui… une version trio et une autre à cinq musicien.

CG : Comment cela se passe-t-il pour les compositions ?

Liane : Généralement cela se fait simplement entre Jean-Pierre et moi. Je fais principalement les paroles et je n’ai commencé à faire des mélodies que sur le dernier disque. Jean-Pierre étant plus côté musique. Cela nous arrive plus rarement de réaliser des compositions, comme au mois de novembre, et de les faire immédiatement en concert … là, nous avions terminé deux titres que nous avons testés de suite sans attendre. Le plus souvent, je préfère les tester dans de petite salle devant un public plus réduit afin de voir les réactions et seulement ensuite pour des concerts plus importants ou dans des festivals. C’est parfois des détails qui sont importants et des réglages qui font que cela marche mieux.

Nous sommes assez longs entre les albums, environ quatre ans … nous faisant ces compositions, on les teste, on les arrange parfois différemment avec un tempo plus rapide, plus lent, plus ou moins de swing, plein de détail qui fait qu’ensuite l’album est vraiment celui que l’on souhaite livrer, proposer aux gens. C’est simplement notre démarche !

 

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CG : Quatre années entre chaque album, un nouvel album qui arrive ? Axez-vous la scène sur ces dates de sortie où là aussi vous laissez faire les choses ?

Liane : Non, nous laissons faire les choses. Il y a aussi la chanson qui devient un incontournable et une autre qui disparaît parfois très, très vite. Quelles sont toujours là ou plus c’est à la fois du fait des gens qui nous demandent des titres, mais aussi de notre fait, car celle-ci ou celle-là ne trouve plus sa place ou revient par magie … c’est bizarre, mais c’est comme cela !

CG : y a des anciennes chansons qui reviennent ?

Liane : Oui, de temps en temps ! Parfois on se dit « pourquoi ne faisons plus cette chanson ? Elle est pourtant bien !! » c’est à la fois parce qu’elle aura fait son temps, qu’elle aura été remplacée par une nouvelle et un jour elle revient comme par hasard …

CG : Des projets ?

Liane : Un nouveau disque … plein de concerts. Il y a de bonnes sensations. Cela sera une bonne année. Pour le nouveau disque, nous travaillons sur pas mal de compositions.

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CG : Qu’en anglais ?

Liane : Oui, je ne conçois que d’écrire en anglais, car la Country Music pour moi c’est en anglais. Je ne dis pas que ce qui la font en français ou d’en d’autres langues c’est mal, mais c’est simplement ma vision, mon ressenti personnel. L’écriture est plus facile pour moi en anglais dans la recherche de la rythmique, de la fluidité sauf peut-être pour les chansons Cajuns. C’est juste mon avis et cela n’engagent que moi. Sur le nouveau disque, il y aura de la diversité avec des morceaux en trio acoustique, d’autres qui iront plus vers le Bluegrass, il y aura aussi des titres avec des histoires plus fortes comme celle parlant d’une mère et de son enfant. Il y aura aussi un peu de new country. En fait, tu sais, tous nos albums sont le reflet de nous sur scène donc avec beaucoup d’influences et de variété dans les titres.

CG : Et le duo folk avec Annabel ?

Liane : il a été une belle expérience, il existe toujours, mais Annabel a plus de projets que pour l’heure ce n’est pas, plus d’actualité.

( Ndr : Annabel vient de sortir deux romans policiers)

 

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CG : Aurais-tu envie de faire passer un message ?

Liane : soutenez la musique Live et ceux qui la font. Soutenez ce qui compose et ce qui essaient de faire vivre la musique vivante celle qui va au-devant des autres.

 

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 (pour écouter le disque cliquer sur la pochette.)

 

Il est temps à présent de partir dans l’exploration de son tout dernier disque Raisin’ Dust. Je ne sais pas si ce que j’en ai compris est le reflet fidèle, mais comme toute critique, il y a forcément une partie de l’autre et interprète, mais aussi une partie plus ou moins importante de celui qui écoute puis écrit ce qu’il a ressenti. Alors si mon anglais est plus proche de l'Iowa que de la Caroline du Nord, j’avoue humblement qu’une ou deux expressions particulières, voire plus, m’auront certainement échappées. Mais la musique au travers de ses mélodies et de ses textes porte des ambiances que la suggestivité de chacun fait forcément appréhender différemment.

Celui-ci s’ouvre par « Rainy Day » (Jour de pluie) qui n’est pas spécialement une chanson très gaie, mais qui nous donne aussi à comprendre que malgré les écueils de la vie rien ne sert de se lamenter et de regarder vers le passé ainsi que d’attendre sur le bord du chemin, mais bien au contraire d’avancer coûte que coûte et d’être optimiste. Nous poursuivons dans la même philosophie avec « I Give It A Try » (je vais essayer) qui plus optimiste avec une mélodie là aussi plus gaie, plus entraînante fait à la fois le constat de choses bien réelles et pas forcément très positives, mais finalement la tête haute, le regard clair et la pensée pure… il faut poursuivre son chemin sans rien devoir, ne rien demander, mais surtout resté fidèle à soi-même et être honnête afin de toujours pouvoir se regarder dans le miroir.

Avec « Hush » (Silence) c’est l’histoire d’une relation entre une mère et son bébé. Peu importe le temps qui passe le bébé qui deviendra grand, sera toujours la prunelle des yeux de sa maman et elle sera toujours là pour les bons, mais aussi pour les mauvais moments. Alors « silence, petit bébé… elle sera toujours là !! ». Un texte simple, frais qui est servi d’une mélodie soignée et douce.

 

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Quatrième plage de ce nouvel album de Liane, nous arrivons à une chanson plus enjouée et plus rythmique… L’énergie de Liane se dévoile avec force au travers d’un titre « Drive » (bon là je ne traduis pas … mdr), mais sous un texte que l’on peut prendre simplement au premier degré, mais cela serait une erreur, car il fait suite et continu de nous raconter l’histoire débuter depuis le commencement de ce disque. En fait, elle est au volant d’une voiture représentant sa vie et si elle n’a pas de carte et GPS, représentant l'éventualité de connaître son avenir, elle fonce les cheveux au vent, la main sur le volant et le pied au plancher afin de vivre pleinement et à fond son existence… petite coquine !!!

« Nothing Compares » (pas de comparaison) est l’histoire simple et franche de l’amour d’un couple… autobiographique ? Cela me rappelle quelque peu une chanson ayant le même titre de Sienad O’Connor, mais avec un texte beaucoup, beaucoup plus positif. Alors et même si le succès fut à la seconde, je préfère celle de Liane. Il n’y a rien là !? Oui… du talent.

« Borrowed Time » est une nouvelle chanson qui vous donnera un coup de poing en plein visage. Car histoire d’un destin, d’un mal-être et finalement d’une disparition… vers où un ailleurs ou la mort ? Seul le souffle du vent peut le dire.

« Pupper Master » s’ouvre avec un rythme plus Bluegrass avec un banjo altier et qui est aussi plus enjoué bien que le texte le soit moins au moins dans sa première partie, car il nous fait comprendre que des personnes (les maîtres des marionnettes) tirent les fils invisibles de nos vies, mais que lorsque l’on a pris conscience, et c’est la seconde partie de cette chanson, on peut, on doit et l’on arrive parfois à s’en libérer et devenir une poupée, marionnette libre de ses choix et de sa vie.

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« Gypsy Bone » est plus bluesy, plus soul aussi … voix plus enjôleuse… envoûtante !!! Destinée, hasard, éventualité, mystère seraient les quelques mots qui me viennent pour définir, pour vous expliquer un peu différemment cette chanson. On enchaîne avec une simple et délicate histoire d’amour en la vie « Beautifull Thing » sous tous ses aspects. Une mélodie simple et brillante l’accompagne guitare et dobro pour un accord parfait entre paroles et musique. Liane va de mélodies et textes avec une aisance parfois déconcertante et si le début de ce nouveau disque était quelque peu sombre, la fin va vers la lumière, vers les jours plus ensoleillés… « Take Me To The Country » avec son petit son Hispanique faussement vivant n’est malheureusement pas très heureux, car parle de disparition et de la fin … mais heureusement l’énergie n’est jamais trop loin de Liane, car elle nous remet quelque peu dans le bon sens avec « Cowgirl » plus country rock et au texte bien plus positif pour une femme énergique et nature. Et le bout du tunnel est souvent à la dernière limite atteint et nous donne le bon espoir « Out Of The Blue » est la confirmation que la vie est belle et qu’elle apporte la joie après les peines. Une jolie Country Song pour clore ce disque de Liane Edward qui en une chanson résume positivement l’atmosphère de cet album. Écrire des histoires, les mettre en musique, avoir du sens n’est pas à la portée de tout le monde. Mettez-vous devant une page blanche et laisser courir votre imaginaire n’est pas une chose facile et simple comme l’eau fraîche d’une source limpide.

 

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Ce disque, ainsi que les précédents, ainsi que cette première interview réalisée avec Liane me donnent à entrevoir une artiste bien plus complexe, sophistiquée, inventive, sensible qu’il n’y paraît au premier abord. On se laisse parfois et trop souvent emporté par le rythme d’une chanson qui cache parfois, souvent des pensées, des réflexions bien plus profondes qu’une simple mélodie. C’est une alchimie parfois compliquée à trouver, à faire… écrire une chanson est plus rapide qu’un livre, mais un disque ressemble aux chapitres d’un livre et parfois aussi aux chapitres d’une vie. C’est Blue Edmonton cette année qui m’a fait comprendre cela…

Liane Edwards n’a peut-être pas la voix d’une rock star mais elle a ce petit plus chez nous en France et même si elle est américaine (bon un peu française aussi au moins de cœur) de nous donner de belles mélodies, de beaux textes et à chacun de ses disques de nous dévoiler une palette de sentiments très, très variés.

On se plongera alors, ceci à l’esprit, dans ses précédents disques « High Heels and Shotguns » (2012); « Caught Red Handed » (2008) ; « Branded » (2004) ; « Inside The Machine » (2001) sans oublié « Life Size » un petit EP de 5 titres à la sortie de « Liane et sa jungle » et pour marquer la naissance de « Liane Edwards ».

 

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 (pour écouter le disque cliquer sur la pochette que vous souhaitez..)

J’ai eu une rupture d’une petite dizaine d’années (2002-2010), comme elle me le faisait remarqué en off de notre rencontre de début 2017, oui je le reconnais, mais comme dans une histoire contée de chanson en chanson, la vie vous impose son rythme et rien n’est forcément simple. Mais aujourd’hui, je suis heureux d’avoir redécouvert Liane Edwards et vous faire partager au travers de cet article cette redécouverte et cette belle artiste.

To be Continued !!!

Le trio ... Liane avec Jean-Pierre à la basse et Guillaune Defoulouroux à la guitare.

 

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