Par Pascal P

 

marty6

 

Avant propos : Une artiste story commence toujours de la même manière et je n’y ferais pas défaut. De même, elle a toujours un ordre chronologique et là aussi point d’entorse à la règle ! Je me suis attaqué avec un très grand plaisir à celle de "monstre" de la Country Music. Si j’ai eu un peu peur de ne pas y parvenir complètement et surtout parfaitement, j’ai eu la surprise de plonger avec bonheur à la découverte, à la redécouverte de cet artiste… Parce que l'écoute d'un disque, de-ci ou delà, n’est pas la même chose que de vouloir survoler, résumer, cerner une personnalité et une carrière ! Pour tout cela et plus encore, j’espère ne pas avoir commis d’oubli impardonnable ou d’erreur trop grossière. La passion et l’attachement pour cet artiste ont été mon but unique. Merci d’avance, bonne lecture, bonne vision des photos et bonne écoute des extraits composant cette « big story ». De même, dans le « Replay » des émissions de Country Gift. Vous retrouverez les émissions consacrées à monsieur Marty STUART.

John Martin STUART est né le 30 septembre 1958.

marty3

Il a une origine très mixée comme beaucoup d’américain. Il a en effet des origines française, anglaise, colombienne et amérindienne (Choctaw). Il est très vite passionné par la musique et apprend seul à jouer de la guitare, mais aussi de la mandoline. Et chose étonnante, il est repéré tout d’abord par The SULLIVAN qui le prenne dans leur formation de Gospel.

 

lesterflatt

 

Ceci dès l’âge de 12 ans ! Cela va lui permettre de rencontrer à peine une année plus tard le grand Lester FLATT. Ce dernier tombe sous le charme musical de ce petit bout. Lester l’inclus dans sa formation et Marty part avec lui en tournée. Il participe aussi aux sessions d’enregistrements. Marty poursuivra sa scolarité dès lors par correspondance. Il ne quittera pas cette légende de la Country et ceci jusqu’au décès de ce dernier en 1979. Il tiendra dans la formation de Lester FLATT en fonction des morceaux soit la guitare soit la mandoline et déjà avec beaucoup de talent et d’assurance.

 

marty1

 

Au décès de Lester, il rejoint la formation de Vassar CLEMENT (violoniste) puis celle de Doc WATSON (guitariste).

Il participe ensuite et durablement au parcours de Johnny CASH. C’est de ces périodes qu'il apprend le plus et le feu sacré qu’il avait depuis ses plus jeunes années ne pourra plus s’éteindre !

Durant cette période, il commence à mixer deux tendances qui feront sa gloire, sa marque de fabrique bien des années plus tard : Bluegrass et Country.

Il joue avec la même qualité et avec autant de vie, de talent des instruments électriques et acoustiques. Sa voix se joue des styles aussi variés que la Country, le Bluegrass, le Gospel, le Blues et excelle dans les intros parlées.

marty2

Tout en continuant son parcours avec Johnny CASH, il décide, désire une carrière solo. En 1982, grâce aux soutiens et aux encouragements de Johnny CASH, Doc WATSON, Earl SCRUGGS et de biens d’autres, il sort un deuxième disque sur le label SUGAR HILL qui sera son véritable premier succès et le réel démarrage de sa carrière. Dans « Busy Bee Café », il n’y a que du beau monde : Carl JACKSON, Johnny CASH, Alan O’BRIEN, Earl SCRUGGS, Doc WATSON, Merle WATSON, Jerry DOUGLAS, Michael COLEMAN et Jack GROCHMAL. Ce disque sera enregistré au Bull Run Studio et sort la même année. Avant, il avait déjà tenté sa chance en 1978 pour Ride Runner Records et le disque « The Slim Rickey Sessions » précédé par « Marty STUART with a little Help From My Friends », mais pour tous ces disques sans grand succès.

Il tombe amoureux et se marie en 1985 avec Cindy CASH la fille de Johnny CASH. Il accompagne la même année Johnny CASH et il participe à l’enregistrement de « Class 55 » avec Jonnhy mais aussi Roy ORBISON, Carl PERKINS et Jerry Lee LEWIS. « Class 55 » qui est un tribute de ces grands artistes à Elvis PRESLEY sortira en 1987 et rencontra un bel accueil de la part du public.

BusyBeeCafe cover

L'année 1986, sonne l’émancipation de Marty qui quitte la formation de Johnny pour produire pour CBS « Marty STUART » grâce au contrat signé avec la firme Columbia. Il entre dans les charts jusqu’à la vingtième place du Billboard avec la chanson « Arlene ». Il obtient sa première couverture dans le magazine « Mid-South » et apparaît avec bien d’autres artistes en devenir comme Vince GILL, les SWEETHEART of RODEO… dans l’article « Nashville’s New Hopes ». Mais en fait, il ne reçoit pas complètement le succès attendu de même qu’avec l’album suivant sorti pour Sony / Columbia en 1992 « Let There Be Country » malgré la présence de beaucoup d’artistes reconnus et talentueux : Emmylou HARRIS, Vassar CLEMENT, Mark O’CONNOR, Roy HUSKY et bien d’autres…

HillbillyRock cover

Pendant cette période, en 1988, il divorce d’avec Cindy sans se fâcher avec Johnny ni avec la famille Cash. Il retourne quelque temps dans le Mississippi et rejoint la formation de Roland WHRITE en tant que violoniste, mais aussi, et surtout en tant que chanteur. Cela lui permettra de vraiment de prendre confiance en son talent.

Mais on ne peut que noter qu’en trois albums et à part une place dans le top 20 pour « Arlene », le succès n’est pas au rendez-vous comme s’il y avait un écart entre l’attente du public et la qualité pourtant énorme de ce musicien qui de plus est adoubé par ses pères !!!

Il accumule les sessions studio, les participations aux albums et aux concerts : Emmylou HARRIS, Neil YOUNG, Roger MILLER, Bob DYLAN, Billy JOEL et les HIGHWAYMEN.

Il retourne en 1989 à Nashville et signe avec MCA. Il sort « Hillbilly Rock » sur lequel on trouve un certain Paul KENNERLEY au backing vocal. On retrouvera bientôt ce dernier en solo. Paul signe le titre qui donnera son nom à l’album et on découvre un style plus énergique entre country traditionnelle, News Hot et Rockabilly. Certainement plus en adéquation avec le moment, il recueille enfin les suffrages et trois titres se classent dans les charts. Outre « Hillbilly Rock » on aura aussi « Cry, Cry, Cry » et « Western Girls ». L’album suivant  « Tempted » (MCA – 1991) rencontre le même succès avec plusieurs hits : « Tempted », « Lttle Things », « Til I Found You » et Burn Me Down ».

Tempted coverLoveAndLuck cover

Marty obtient le même succès avec «The Whiskey Ain’t Workin’» co-écrite et chanter avec Travis TRITT.

Cette année 1991 sera aussi marquée par la nomination de la vidéo « HillBilly Rock » comme vidéo de l’année au CMA awards et «The Whiskey Ain’t Workin’» comme meilleur duo au ACM et TNN/MCN awards.

L’année suivante, il produit chez Columbia la version définitive de « Let There Be Country » et la même année « This One’s Gonna Hurt You » (MCA) qui seront produites pendant la collaboration avec Travis TRITT pour leur tournée commune « Not Hats Tour » (1991 & 1992). C’est une période où avec humour, ils revisitent l’orientation que prend la New Hot Country avec profusion de chanteurs portant chapeau. Cet album « This One’s Gonna Hurt You » prolonge la bonne série avec de nouveau plusieurs titres placés dans les charts : « Hey Baby », « High On A Mountain Top », « Now That’s Country » mais aussi le nouveau duo avec Travis « This One’s Gonna Hurt You » (for a long, long time) qui donne son nom à l’album.

Il participe activement en 1993 pour une sortie en 1994 à l’album de Tammy et Jerry SULLIVAN « Joyful Noise » entre Country et Gospel. Il réalisera, outre son apport musical, la rédaction du livret.

Une petite baisse de régime avec l’album « Love & Luck » avec seulement trois hits donc le meilleur « Kiss Me, I’m Gone » seulement placé à la 23 places.

marty4

L’aventure continue sans interruption, les albums s’enchaînent : « Hit Pack » (1995), « Honky Tonkin’s What I Do Best » (1996) avec la même ligne directrice, mais peut-être un peu moins d’impact sur le public.

Ces années 90’s puis la première décade des années 2000’s marque un changement, un nouvelle génération d’artistes, mais aussi un style encore un peu plus mixé, plus moderne, plus asservi à la tendance de la « world music ». Il y a une forme de dissolution de la Country dans une forme subissant la mondialisation et la recherche de nouveaux marchés par les firmes en perte de vitesse par les téléchargements et l’explosion des moyens « offerts » aux internautes pour y parvenir (avec quelle facilité… il ne faut plus sortir de polytechnique !!!).

Devant ces changements (musicaux) certains artistes, peut-être un peu en perte de vitesse (pas sûr !!!) vont se retourner vers plus de tradition et outre Marty je pense, à des artistes comme Patty LOVELESS, Ricky SKAGGS… etc.

Une photo prise par la mère de Marty lorsque celui-ci avait à peine 12 ans en compagnie de sa sœur Jennifer et d’une jeune artiste de l’époque Connie Smith va nous faire faire un bon dans le futur, car en 1997, Marty épouse Connie… soit 27 ans après leur première rencontre des plus banales. Leurs chemins vont s’unir et qu'ils poursuivent côte à côte depuis sans l’ombre d’un nuage !

marty connie

Il s’occupe l’année suivante de la création de l’album de come-back de Connie Smith (Warner) pour lequel il ne compose pas moins de 8 des 10 plages.

Il va donc suivre une nouvelle voie plus traditionnelle avec « The Pilgrim » ne recueillant pourtant pas le succès pour un album tout simplement extraordinaire. Un seul titre se hisse difficilement à la 69ème place des hits US et à la 73ème place de ceux canadiens : « Red, Red Wine Outght’a Be ».

L’album est pourtant une nouvelle fois loué par la critique et les invités sont nombreux : Ralph STANLEY, Earl SCRUGGS, Johnny CASH, George JONES, Emmylou HARRIS, Pam TILLIS… cela me rappelle ces premiers disques. On s’aperçoit encore une fois que l’on peut avoir la plus grande créativité, les meilleures compositions, les meilleures réalisations, des invités de marque… mais si le public n’est pas prêt, pas en adéquation et le moment pas dans le bon tempo alors le succès fuit comme une savonnette sous la douche (je n’ai que cette image… Sorry !!!).

MARTYBAND01

Marty forme « His Fabulous Superlatives » quelques musiciens, mais qui fidèles le suivent encore aujourd’hui et « Country Music » (2003 – Columbia) permet de voir le frémissement du style et sa réorientation. Apparition d’instrument comme l’accordéon de Tony HARRELL mais aussi toujours de vieux amis, compères : Earl SCRUGGS et Josh GRAVES.

CuntryMusic cover

Il y a plusieurs éléments dont nous n’avons pas encore parlé. Un artiste n’est pas forcément mono maniaque et Marty a plus d’une corde à son arc. Il est depuis bien des années collectionneur de tout ce qui se rapporte à l’univers de la musique Country au sens large. Il possède un nombre invraisemblable de costumes Country vintage ainsi que des instruments historiques parmi lesquels l’une des guitares d’Hank WILLIAM Sr le père de la country moderne. Il adore et pratique la photo. Il a d’ailleurs écrit et composé un livre regroupant quelques-unes des plus belles photos devenues des classiques de grands photographes toujours sur cet univers qui l’obsède : la « Country Music », mais aussi ses propres clichés qui sont d’une très belle qualité.

Il a un petit plus pour les fans qui vont le voir : l’album « Cool Country Favorites » est un disque uniquement disponible lors de ses concerts et qui est composé de 13 plages de grands standards, mais à sa sauce comme « Truck Drivers Blues », « Big River », etc.

Badlands

En 2005, Marty enregistre un album véritablement superbe « Badland » qu’il coécrit avec le fils de Johnny CASH : John Carter CASH. Avec une grosse partie narrée, Marty nous entraîne à la rencontre, à sa vision de l’histoire et de la tragédie du peuple amérindien dont une partie du sang coule en lui puis qu’il a quelques origines Choctaw. Personnellement je trouve ce disque magique.

 

SoulsChapel cover

 

Puis arrive « Soul’s Chapel » (2005) entre country, Bluegrass et Gospel avec peut-être un accent un peu plus marqué dans ce dernier style.

Peu avant 2006 à la suite d’une tournée un peu gâchée par les conditions météo malgré son objectif d’apporter quelques heures de dépaysement dans des lieux et à des personnes en ayant bien besoin… dont il sort très fatigué, il accepte tout de même d’honorer une promesse faite environ une année auparavant celle de réaliser un concert au Ryman auditorium.

LiveAtRyman cover

Il y retrouve ses compères d’un jour que l’après-midi du concert et lors d’une petite répétition ils n’auront réellement que le temps d’aller à l’essentiel et ils choisiront ensemble des valeurs sûres pour le concert du soir. Ce concert est enregistré et lorsqu’il entend le résultat il décide, époustouflé par le résultat, de le sortir en CD version Live et quel bon, très bon choix, car quel pur bonheur !!!

Compadres covers

« Compadres » (2007 – Hip-O-Records) et un disque de collaborations, de duos avec ses amis de toujours qui apparaissaient déjà sur « The Pilgrim » pour certains : Johnny CASH, Merle HAGGARD, Travis TRITT, Loretta LYNN, Del Mc COURRY mais aussi BB KING ou sa douce et tendre Connie SMITH.

C’est en quelques albums le renouveau d’un artiste qui retourne aux sources de sa musicalité, de sa jeunesse tout en y apportant la marque à la fois d’un grand artiste, mais aussi de quelqu’un de très cultivé et complètement imprégné de la musique de son pays. Le tout sur le label Superlatone, il va marquer entre 2007 et 2010 une pause dans la production de disque, mais ce n’est que pour mieux se consacrer à un nouveau projet extraordinaire… une nouvelle idée sortie de son chapeau qu’il n’a pas !!

À cet instant, pourquoi ne pas lui laisser la parole « Je suis toujours à l’affût… Ce qui m’inspire aujourd’hui, c’est la musique traditionnelle. C’est ce qui m’est de plus cher, c’est la culture dans laquelle j’ai grandi ! C’est la base d’ailleurs sur laquelle la country musique c’est construit. C’est au-delà des tendances… c’est intemporel. Tout cela étant dit, j’ai eu l’impression que la version traditionnelle de la Country Music était au bord de l’extinction et comme elle était trop précieuse pour la laisser filer, j’ai eu l’envie d’essayer d’écrire un nouveau chapitre »

C’est pour cela que son nouveau projet n’est pas un disque, mais une émission hebdomadaire de télévision sur RFD-TV sur le câble. Marty dans son salon / scène accueille des artistes reconnus et certains étant des légendes et ceci tous les samedis soir. Il commence l’aventure en 2008 et depuis les deux dernières années son « Marty STUART Show » est le programme N°1 de la station RFD-TV.

« Cela me donne un super sentiment de savoir que la musique Country est belle et bien vivante à la télévision chaque samedi soir » s’exclame-t-il souvent.

 

GhostTraincover2010

 

Maintenant qu’il est bien posé et que son émission lui permet de réaliser un de ses plus beaux rêves «faire et partager sa passion »... le projet « Ghost Train » va sortir de ses cartons et va, si l’on peut dire, enfoncer le clou ! Tout d’abord, car il veut lui donner un son particulier, un son historique, il demande au Country Music Hall Fame l’autorisation d’utiliser le Studio B devenu, après des décennies de création et de légende, un musée, mais toujours prêt comme un vieux soldat à donner encore et encore. L’accord en poche, il compose les 14 chansons puis les enregistres et re-signe avec label pratiquement des origines Sugar Hill (la boucle est bouclée) et sur cette nouvelle ode nous découvrons se duo avec la femme Connie SMITH « I Run To You » ; l’émouvant blues « Ghost Train Four oh Ten » dans la lignée d’un Jimmie RODGERS ou encore « Hangman » qu’il a coécrit avec Johnny CASH seulement quatre jours avant le décès de ce dernier. Il coécrit avec Connie la déchirante ballade « A World Whitout You ».

En fait, il écrit ou coécrit la tradition. «  J’avais la musique Country pour sujet… ce sont simplement mes critères. J’ai écrit sur les thèmes classiques : l’amour, le mariage, les chagrins d’amour, les trains, la maison, le travail (ou l’absence), le vagabondage, la loi, la prison, les rivières, la mort, le pêcher, la rédemption, la boisson et le cœur des femmes… tout un tas de lieux, mais aussi sur la religion et en fait… c’est tout cela la musique Country belle et bien vivante. »

Chacune de ses chansons est porteuse d’un sens, d’un pan de la culture américaine musicale.

« Bridge Whased Out » a l’attaque très classique... un peu comme sur « Hillibilly Rock » ; « Little Heartbreakk » coécrite avec Ralph HOONEY (star et légende de la steel guitare) est frappante par son style que Marty qualifie lui-même de « Brûlant » ; « Hummingbird » est un hommage au jeu « guitaristique » de Clarence WHITE et enfin « Mississippi Railroad Blues » est hypnotique avec son rythme en ré-majeur.

Enfin, je laisserai avec encore deux extraits les derniers mots de cette story à Marty sans avoir souligné que cet artiste, depuis plus de trente années avec ses disques, a construit plus d’un artiste, plus d’un amateur de Country, de Bluegrass, de Gospel et même de Blues. Marty est déjà pour moi une vraie légende de la musique américaine avec ou sans ses quatre Grammy Awards, ses nominations, ses disques de platine, son étoile au Grand Ole Opry.

Je dirais simplement : Merci Marty.

MARTYBAND02

« En réalité, notre groupe (His Fabulous Superlatives) a commencé ce disque dès notre première année de vie en commun. Au début, nous écoutions le Blues de Muddy WATRERS… puis nous jouions de la Country traditionnelle. Nous regardions des films sur Jimmie RODGERS et nous jouions du Bluegrass. Nous écoutions Buck TRENT qui jouait d’un banjo électrique dans la formation de Porter WAGONNER et ensuite nous chantions du Gospel. Toutes ces musiques comptent autant pour nous tous ! Les encouragements de tant de gens lorsque l’on formait notre identité. Toutes ces influences continuent à nous pousser, à nous motiver et l’un de nos objectifs a toujours été d’apporter au studio ou sur scène cette variété et nous allons poursuivre dans cette voie ! »

…/…

«  Ces chansons ont été vécues et ce dernier projet (Ghost Train) vient du cœur. J’ai l’ai à plusieurs reprise, c’est incroyable ce qui arrive, mais lorsque l’on suit son cœur sans crainte et quelque en soit le coût… il nous mène toujours à bon port. Il m’a conduit tout droit vers la Country traditionnelle et le résultat est sur ce disque que nous avons créé au Studio B. J’en suis heureux, j’en suis fier et cela me représente bien, c’est ce que je suis, ce que nous sommes ! »

D'autres disques depuis et encore, encore en tournée !

 

 SaturdayNightSundayMorning coverTheGospelMusic coverTearTheWoodpileDown

 MARTYBAND03

MARTYBAND08

MARTYBAND06

To Be Continued...