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Focus sur un label … petit, mais de qualité !!!

 

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Dalphus Ramseur avec The Avett Brothers

 

Oui, car il ne comprend que quelques artistes que nous détaillerons dans la suite de cet article. Mais avant il faut savoir que celui qui eut l’idée de fonder un label musical se nomme Dolphus Ramseur et que cela lui vient de très, très loin, car il raconte lui-même et bien volontiers que c’est son éducation qu’il reçut d’une certaine Mme Fries qui n’était pas vraiment plus vieille que ses élèves puisqu’uniquement âgés de 22 ans !

 

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Lors d’un exercice, il proposa l’écoute d’un 45 tours « The Fleetwoods » et « Come Softly To Me », elle qui considérait ses élèves comme ses enfants (alors qu’elle n’en avait pas encore …) fit écouter ceci au directeur (M Riggs) devant la classe et c’est alors que Dolphus compris ce que la musique pouvait avoir comme effet sur les gens et bien des années après il fonda Ramseur Records à l’orée des années 2000 avec une première production (officielle) en 2002 avec « Blessed In An Unusual Way » de David Childers (disque de 19 plages et sortie sous la référence RR2701 pour les US.

Il semble qu’il y eut cette même année une production officieuse hors catalogue et pour le marché européen « Country Was » des Avett Brothers.

Aujourd’hui après bien des années de travail, de passion et un catalogue comprenant un peu plus d’une vingtaine d’artistes depuis sa première galette de vynil et aujourd’hui seulement 5 artistes à produire et manager le mieux possible avec une qualité qui me semble tout simplement extraordinaire.

L’équipe de Ramseur records se compose, outre Dolphus, de James Abbot (2010), Abby Frackman (2012 --- a travaillé précédemment pour Columbia records) et Carmen Costner (depuis 2014) … nous indique une équipe resserrée, mais qui œuvre avec une passion, car chacun suivant son propre chemin est tout simplement passionné par la Musique.

Comment en suis-je arrivé à m’intéresser à ce label… ??? J’y entre par l’écoute du dernier et premier disque « Out In The Open » (2018) sur Ramseur records du fabuleux groupe Steep Canyon Rangers.

SteepCanyonRangers

C’est aussi à un tournant de la carrière de ce groupe, qui entre dans sa deuxième décennie, s’ouvre encore plus dans leur style multiculturel et qui mélange pour ses six membres tout ce qui fait la musique américaine et contemporaine (Country, Pop, Americana, Bluegrass, Folk et même rock) … Une collaboration avec Steve Martin s’ouvre à cette même période et c’est avec un très beau concours de circonstances qu’il entre dans un studio « Fidelitorium Recordings » qui s’il est intime, chaleureux n’en est pas moins dirigé par un grand professionnel Mitch Easter. C’est là que vont surgir les douze plages de ce nouveau disque que je qualifierai simplement de : magnifique !!! À vous de l’écouter et de vous en faire l’écho et d’ouvrir vos oreilles à ce son merveilleux … oh .. ouiiiii !!!

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Qui y a-t-il d’autres sur ce label ?

Ils ont fait partie des premiers à entrer et ils sont toujours là … la maison doit être bonne ! The Avett Brothers avec les deux frères Seth et Scott .. leur dernier disque « True Sadness » (2016) sur Republic records une division de Universal Music Group mais toujours en relation avec leur label des origines Ramseur. Un groupe au son peut-être plus actuel, peut-être encore plus mixte avec des chorus vocaux mêlant Blues, Rythmen Blues voir Gospel … comme sur l’ouverture « Ain’t No Man ».

Avec David Childers nous entrons dans un style que l’on nomme Christian Country, mais qui si les textes sont emplis de paroles, d’histoires et de sentiments sur la foi n’en sont pas moins de très beaux titres. On trouve sur « Run Skeleton Run » (2017) de très, très belles chansons avec cette voix douce, forte et chargée d’émotion, mais aussi quatre titres composés par Scott Avett. Sur le précédent disque de 2014 « Serpents Of Reformation » j’apprécie tout particulièrement « How ‘Bout You » qui est tout bonnement extraordinaire par son originalité, mais aussi par son énergie.

Sur ses disques il y aussi l’exploration à un univers qui peut nous paraître ainsi, passéiste, mais qui se fait moderne et à l’impact certains c’est celui des hard hoolies et work songs en provenance du temps de l’esclavage … et même bien après !

 

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Avec Bombadil c’est un autre univers … un univers épuré en ce qui concerne les instruments ( Guitares, piano et basse … uniquement) pour laisser toute sa place aux harmonies vocales. « Fences » (2017) fut enregistré, voire conçu, en douze jours. Si je dois mettre une couleur, un style à ce disque nous sommes pour sûr dans le monde folk nous renvoyant à une époque qui si elle n’est pas si lointaine nous déconcerte quelques minutes, mais bien vite nous nous laissons prendre à la main… pardon ! par l’oreille. C’est un disque qui se révèle très intimiste et même avec un rythme de fond qui se fait répétitif, mais sans être un rabâchage, mais plus un lien, un fil conducteur. À découvrir…

J’ai gardé celle que j’ai découverte en 2013 avec le disque « Kid Face » … je veux bien sûr parler de Samantha Crain. Je vous ai déjà parlé de mon attachement à Buffy Sainte Marie et bien Samantha Crain est dans la même lignée celle d’artiste Américain ou Canadien mais avec une forte référence à leur héritage, car elles sont aussi ce que l’on nomme des Natives ( Cree pour Buffy et Choctaw pour Samantha). Si cela se sent plus dans la musique de Buffy, celle de Samantha se fait plus folk-Country mais la force des mots, des idées est aussi là bien présent. « Kinda » (2017) est un univers parfois très intimiste, épuré avec la présence de cette guitare acoustique au premier plan et cette voix qui vous perce jusqu’au cœur, jusqu’à l’âme… « Wise One » (plage 4) en sera le plus bel exemple. Si vous voulez plus de surprise, plus de modernité voir vous retrouvez dans un monde étrange beaucoup, beaucoup plus rock alors sauter sur « You Had Me At Goodbye » (2017) c’est ainsi le meilleur moyen en deux disques de connaître les deux faces d’une artiste.

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Personnellement, je reste attaché au disque de 2013 « Kid Face » elle n’avait alors que 26-27 ans et il y a une force, une empreinte tellement forte que je suis toujours touché, attiré, capté par ses 16 titres.

Dans les autres groupes qui ont fait halte sur Ramseur Records, je citerai Chuck Mead, The Duke & The Kings, Frontier Ruckus, Josh White ou encore et pour dernier nom Langhorne Slim & The Law. J'aime bien celui-là "Lost At Last Vol1" ... très folk côte ouest.

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